Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. Marcel Proust - A La Recherche du Temps Perdu















sexta-feira, 5 de fevereiro de 2016

Notes sur l’évolution urbaine de Porto 1

 

Note - A la demande de plusieurs lecteurs francophones, je publie ce texte sur le développement urbain de Porto. Il a été écrit en Avril 2013, quand la Faup (Faculté d'architecture de l'Université de Porto), m'a demandé de faire une présentation (je ne veux pas l’appeler conférence) sur l'histoire urbaine de Porto, en français, à un groupe d'étudiants de l'école de Lausanne, qui accompagné par leurs enseignants, étaient en visite à Porto. C’est un texte dirigé aux étudiants en architecture, et il est né en raison de la difficulté d'exposer pendant une heure, même accompagnée de photos, une histoire de neuf siècles. Et parce qu'on a toujours le sentiment qu’on n’a pas tout dit sur ma ville de Porto j’ai senti le besoin de compléter l'exposition par la rédaction d'un texte écrit, accompagné par d'autres images, en particulier les plans et les dessins à l'échelle urbaine, vu que les bâtiments de Porto ont été présentés dans la présentation orale. Basé sur quelques autres de mes écrits je profit pou établir des liens vers d'autres textes de ce blog. Telle est l'origine de ce texte, que je publie avec quelques mises à jour du texte et des images, afin que des francophiles puissent avoir une image plus complète du développement urbain de Porto. Écrit directement en français il y aura bien sûr des erreurs, dont je m’excuse à l'avance. Ce texte était d’une certaine façon à la base de mon texte A Centralidade do Porto: a Praça e a Avenida, publicado em A Avenida dos Aliados e Baixa do Porto - Memória, Realidade e Permanência. Porto Vivo SRU 2013. Accès en portugais http://www.portovivosru.pt/1avenida/fileManager/pdf/Livro2_1Avenida_PT_Final.pdf et en anglais http://www.portovivosru.pt/1avenida/fileManager/pdf/ebook_1Avenida_UK.pdf

 

Notes sur l’évolution urbaine de Porto
« …la forme d’une ville
Change plus vite, hélas! Que le coeur d’un mortel… »   
Charles Baudelaire
[1]
Porto, est une ville ancienne et comme son nom l’indique une ville portuaire. Une ville penchée sur le Douro, le fleuve que a toujours été un lien entre les deux rives et pendant des siècles un fleuve plein de vie, de bateaux et d’activités [2]. C’est aussi une ville tournée vers la mer, un naturel entrepôt pour le commerce avec l'intérieur et l'étranger.  

1 – Le territoire

Situé dans la province de Douro Litoral, le territoire de Porto occupe une plate-forme côtière, étroitement lié à la dynamique de deux éléments importants, le fleuve Douro au sud et l'océan Atlantique à l'ouest.
La ville de Porto est située sur la rive droite du Douro, près de son embouchure. Au sud, sur la rive gauche le concelho de Vila Nova de Gaia.
Au Nord et a l'Est se situe les concelhos de Maia, Matosinhos et Gondomar.
La route de Circunvalação définit la frontière avec ces territoires et les limites du périmètre de la ville au nord et à l'est.
Les coordonnées géographiques de Porto, rapportés a la Torre dos Clérigos sont: 41 ° 8 '39'' et 8 ° 36 '48'' O. La morphologie du territoire de la ville de Porto se caractérise par une série de niveaux dont les points les plus élevés sont celui d’Areosa (164m), et Campanhã (159m) et dans le territoire administratif celui de Bonfim (157m).  image194_thumb1fig.0 – Maquette de Porto in Urbanisme n.º67, Porto, études et réalisations.1961 La ville s’étale sur deux collines entre lesquelles coule le Rio de Vila un ruisseau qui coule vers le Douro. Plus à occident, le Rio Frio et le ruisseau de Granja. Á l’orient le rio Tinto et le Rio Torto. L’hydrographie va être déterminante dans la formation et l’évolution de la ville.  

2 - La formation de la ville

Pour comprendre l'actuelle ville de Porto ce qui nous intéresse sont les marques, qui tout au long de son histoire ont façonné le territoire et la structure urbaine.
On connait mal les origines de Porto, parce qu’il ya peu de traces de l’occupation originelle du territoire actuel de la ville de Porto. Juste quelques vestiges pré historiques trouvés un peu partout. Reste pourtant la toponymie, dont les noms de quelques endroits témoignent leur origine de l’époque mégalithique. [3] Des fouilles archéologiques ont mis au jour, sur la colline de la cathédrale des vestiges de l'Age du Bronze où probablement a du exister un Castrum. Image2c_thumbfig. 1 – Les premiers occupations (d’après Rogério de Azevedo) Avec certitude, on sait qu’après la romanisation de la Péninsule, la route romaine liant Olissipo (Lisbonne) à Bracara Augusta (Braga) passait nécessairement par Porto et dans l’endroit de la traversée du Douro on a trouvé des traces de constructions romaines [4] qu’on a trouvées aussi dans la colline de la cathédrale. A cette époque apparait, pour la première fois l’appellation de Portus et de Cale probablement pour désigner soit Porto soit Gaia. En 569, au Concile de Lugo, le diocèse de Portucale apparait sous la désignation de Portucale castrum novum, ce qui renforce la thèse de l'existence d'un castrum très ancien. Suit un période d’ont on connait très peu, soit des invasions arabes, soit de la reconquête fait par Vímara Peres au neuvième siècle. image52a_thumb1fig. 2 – Simulation du Castrum. D’après un dessin de Gouveia Portuense. Sur l’actuel territoire administratif de Porto naisse un réseau de peuples (Póvoas), d’ont quelques uns datant de l'époque romaine, et que seront à l’ origine des paroisses.  

3 – Le Moyen Age

Le bourg épiscopal 1100 – 1300 – la formation du cœur original
L'histoire urbaine de Porto à vrai dire commence au haut moyen âge. En 1120 D. Teresa [5] a donné à l’évêque D. Hugo, une partie de l’actuel territoire de la ville, ou sur la colline va se former le cœur original de la ville autour d’une chapelle, entouré de murs dont il ne reste qu’une petite étendue le long de l’avenue Vímara Peres.
Les murs, probablement une reconstruction d’anciens remparts, avaient quatre portes que s’ouvraient sur les chemins que reliaient la ville aux peuples des alentours. À nord-est la porte de Vendôme [6] ; à nord la Porte de S. Sébastian ; à nord-ouest la porte de Saint’ Anne d’où sortait le chemin que allait jusqu'à la ville basse ; la quatrième porte, au sud sur l'escarpement, était la porte des Mensonges (Mentiras) ou des Vérités (Verdades), parce quelle était le dernier point de fuite en cas d’attaque. Image3b_thumb1fig. 3 - La ville au XIIème siècle À l’intérieur de ces murs dans l’endroit ou existait la chapelle on a commencé à bâtir la cathédrale, un premier palais de l'évêque, et d'autres bâtiments usuels dans une ville du Moyen Age: le marché, la boucherie, la synagogue, etc. [Voir en ce blog Barroquismos VII (2) http://doportoenaoso.blogspot.pt/2012/04/barroquismos-vii-2.html ] image53a_thumb1fig. 4 – Simulation de la ville de Porto au période roman. D’après un dessin de Gouveia Portuense. En même temps, soit par la traversée du Douro, soit par les activités portuaires, grandit prés du fleuve la ville basse. Ce développement du commerce fluvial et maritime, les revenus des péages et de la collecte de la dîme sont à l’ origine des conflits du treizième siècle entre la Couronne [7] et la Mitre, disputant la propriété du secteur riverain, conflits qu’on été déterminants pour l’évolution de la ville. En bref pour l’évêque sa propriété allait jusqu’au Rio Frio ; pour le Roi, par contre elle n’allait que jusqu’au Rio de Vila. Dans ce conflit qu’éclate au troisième siècle et que ne finira qu’au commencement du quinzième, il faut signaler la création des monastères mendiants. Les moines de S. François et ceux de S. Dominique voulaient en 1234 et 1238 s’installer a Porto par la volonté des citoyens dévots, derrière lesquels se trouvait l’intérêt du roi pour saper le pouvoir de l'évêque. Celui-ci par contre a tenu à retarder de toutes les manières possibles cette installation. Ces couvents bâtis dans la partie basse de la ville ont fait qu’en au même temps qu’elle se développe la ville s’éloigne progressivement du pouvoir de l’évêque. Le couvent de Saint Dominique a même joué un rôle central dans la vie urbaine, comme étant l’endroit où se tenaient les plus importantes réunions et décisions de la population sur la gestion de la ville. [voir en ce blog Barroquismos VII (5)  http://doportoenaoso.blogspot.pt/search/label/Porto?updated-max=2012-07-13T11:43:00%2B01:00&max-results=20&start=13&by-date=false Et sur l’église de Saint François A Igreja d’ ouro [voir en ce blog http://doportoenaoso.blogspot.pt/search/label/Porto?updated-max=2012-07-15T11:14:00%2B01:00&max-results=20&start=12&by-date=false ]
Le bourg médiéval 1300-1500
Pendant le règne d’Afonso IV (1325-1357) Porto est déjà une ville importante soit comme carrefour entre le nord et le sud du Portugal soit comme port fluvial et maritime. Mais il y aura encore un épisode de cette dispute entre le Roi et l’Evêque: la construction vers 1354, de la Douane et Magasin Royal situé stratégiquement près du quai de Ribeira et de la rue des Mercadores (Marchants), la voie de liaison entre le port et le territoire au nord de Porto, et surtout tout près du limite de l’administration de l’Église le Rio de Vila (le fleuve de la Ville). Les conséquences de cet acte seront décisives pour l'évolution urbaine, non seulement en augmentant l'affirmation du pouvoir royal, mais surtout pour l'aménagement urbain du secteur riverain.
Les nouveaux remparts
Le même roi Afonso IV, détermine en 1334 la construction de nouveaux murs, joignant les deux collines et en les reliant à la rivière. Ces murs ont un objectif bien plus ambitieux que de défendre la ville. Ils créaient une vaste enceinte bien au-delà de la ville construite, définissant une nouvelle limite au territoire de la ville, englobant la ville haute avec ses murs romans, et la ville basse avec le quai. Ces remparts gothiques n’on été finis que sous le règne du roi Fernando (1367-1383), et sont ainsi couramment appelés de Muralhas Fernandinas. Image4b_thumb1fig. 5 – Les deux murailles romane et gothique et ses portes L'emplacement des portes des nouvelles murailles, dont la plupart se situent sur la rive du Douro, permettent une vision des routes primitives que, de la ville de partaient pour l’ouest : S. João da Foz, Bouças, le nord : Braga, Guimarães et l’est : Penafiel. Ces parcours sont encore bien visibles dans la ville actuelle. A l’intérieur de cette vaste enceinte (44 ha.) la rue de Marchants (Mercadores) et la rue de Banharia liant la porte Nouvelle (dite aussi Noble) aux portes de Cimo de Vila et du Olival, jouent un rôle clé dans le panorama des connexions internes de la ville. La petite place de S. Dominique (Largo de S. Domingos) et de Cruz de Souto sont les carrefours de ces parcours. Gravure montrant Porto entouré des murs au XVIIIème siècle (1736) : image51_thumb1fig. 6 - OPORTO. H. Duncalf delin. H. Toms sculp. Publish'd According to Act o f Parliament Augt. 3. 1736 Eau-forte colorée 38 x 61 cm. Dans la légende dix numéros en Portugais et Anglais des principaux bâtiments de Porto.
La rue Nova (Nouvelle)
Le roi Jean le premier (João I), venu à Porto pour son mariage (1387), détermine en 1395 l’ouverture de la rue Nova (Nouvelle) ou Fermosa (Belle) [8]. La rue très plate, large et droite, parallèle au fleuve, commence aux environs du couvent de Saint François, passe devant la Douane Royal (1325) et s’étend un peu au delà du rio de Vila. Elle devient par ses dimensions - plus qu’une rue, une sorte de place -, le lieu où se tenaient beaucoup d’activités liées au port et aux activités commerciales. [ Voir en ce blog http://doportoenaoso.blogspot.pt/search/label/Porto?updated-max=2012-07-13T11:43:00%2B01:00&max-results=20&start=13&by-date=false ] Porto entouré par les murs gothiques, grandi au quinzième siècle en trois pôles : la ville basse et riveraine ; la ville haute autour de la Cathédrale et la colline du Olival, où Jean I, détermine vers 1386 la création d’un quartier juif (Judiaria). Celle-ci était une intervention avec des tracés réguliers autour d’un axe structural, la rue de S. Miguel. Image5b_thumbfig. 7 - La ville au temps de Jean le premier. En 1415, le même roi Jean le premier part avec ses fils à la Conquête de Ceuta au Maroc. Par sa participation aux préparatifs de l’expédition, soit en construisant des bateaux, soit parce qu’ils n’on que retenu les tripes des animaux tout en fournissant la meilleure viande a ceux qui partaient, les gens de Porto on prit le nom de TRIPEIROS (ceux qui mangent tripes) donné aux habitants de Porto.[9]  

4 – La ville au sixième siècle

Porto des Navigations. L’expansion de la ville vers la mer.
Avec les Navigations, et le développement du commerce maritime le port de Porto a acquis une nouvelle et stratégique importance. Toutefois, parce qu’il était très difficile d’entrer dans l’embouchure de Douro, et arriver aux quais de Ribeira, on a construit des bâtiments sur les deux rives, servant de points de repère pour éviter les rochers et d’autres obstacles. Tout le parcours au long du fleuve a été dessiné sur des cartes maritimes et dans une Carte de Luc Waghenaer que représente le littoral nord du Portugal dés Viana jusqu'à Aveiro, la ville de Porto est pour la première fois représentée. [voir en ce blog http://doportoenaoso.blogspot.pt/2010/04/este-blog-ira-ter-entradas-sobretudo.html ] Image6_thumb1fig. 8 - Carte de la côte nord du Portugal 1583 de Lucas Waghenaer (1533/34- 1606) - publiée dans “Spieghel der zeevaerdt “ (miroir des marins) en 1584. Ces cartes avaient un double objectif. D’abord elles étaient faites pour des fins militaires mais elles indiquaient aussi la forme des ports et dans le cas de Porto la difficile navigation dés l’embouchure jusqu’au port de la ville. Dans le Douro, la navigation le long de la rivière, pour éviter les rochers existants, était faite en traçant des lignes de direction qui se rapportaient à des points de repère, des bâtiments construits sur les deux rives du Douro. Sur la rive nord le Castelo da Foz (Château de Foz)[10], le Farol do Anjo (le phare de l'Ange) de 1527[11], la chapelle de Santa Catarina (Catherine), la Torre da Marca (Tour de la Marque)[12], et sur la rive sud le couvent de Santo António de Vale Piedade (1569) et le couvent de la Serra do Pilar (1538-1542). [voir en ce blog http://doportoenaoso.blogspot.pt/search/label/transportes?updated-max=2010-04-27T16:23:00%2B01:00&max-results=20&start=15&by-date=false ] Autour de ces bâtiments et des chantiers navales à Miragaia et Massarelos vont naître des petits peuples et la ville commence à s’étendre vers la mer. image7_thumb1fig. 9 - Carta do Rio Douro e perspectiva da cidade do Porto 1639, Tome V du recueil de Willem Jansz Blaeu Zeespiegel, Le flambe au de la navigation. 1639. Bibliothéque Public Municipale de Porto.
A l’intérieur de murs
Au sixième siècle la ville à grandi à l’intérieur des murs et on a bâti des édifices religieux près des portes comme le couvent de Saint Eloi (connu comme couvent des Lóios) 1491; le couvent féminin de Ave-Marie de Saint Benoit, (Ave-Maria de S. Bento) en1518 ; et le couvent et l’église de Saint Jean le Neuf (S. João Novo) en 1592. Près de la Cathédrale le couvent et l’église de Saint Laurent (S. Lourenço dit aussi des Grilos) en 1577 le premier édifice de la Compagnie de Jésus à Porto. [13] Finie la dispute entre la Couronne et l’Église, le roi fait bâtir la Maison de la Mairie (Casa da Câmara), ou Maison des 24 (Casa dos 24)[14] significativement tout près de la Cathédrale. [15] En dehors des murs le couvent de Madre de Deus de Monchique (1533/35). La rue de Sainte Catherine des Fleurs (Santa Catarina das Flores, aujourd’hui simplement rua das Flores)  [ voir en ce blog http://doportoenaoso.blogspot.pt/2013/01/barroquismos-vii-13-2-parte.html ] Le plus profond changement de la structure et du tissu urbain à l’intérieur des murs a été l’ouverture de la rue de Sainte Catherine des Fleurs. Le roi D. Manuel I (Emmanuel le premier) en déterminant l’ouverture da Rua das Flores (1521-1525) [16] dés le Largo de S. Domingos jusqu’au couvent de Ave-Maria de S. Bento, va ouvrir une voie qui a structuré tout le réseau des voies de la ville, répondant aux besoins croissants de la commercialisation des produits déchargés aux quais, à sa distribution dans la ville et vers les endroits situés au nord, par la porte de Carros (voitures) la principal sortie pour le nord du Portugal. Dans la rue des Fleurs vont s’installer la Miséricorde (Misericórdia) en 1521 avec son hôpital et plus tard l’hôpital de D. Lopo (1584). Image8a_thumb1fig. 10 – La ville au seizième siècle.   [sur le roi Manuel I voir en ce blog  http://doportoenaoso.blogspot.pt/2013/02/acerca-da-fons-vitae-da-misericordia-do.html ]  

5 - Porto au dix-septième siècle

La défense des attaques maritimes à l'époque les plus dangereux, était faite par trois forts: le fort de S. João Baptista da Foz do Douro qu’était commencé en 1570, et eut entre 1642 et 1653 une grand transformation [17], le fort de São Francisco Xavier do Queijo (Château du Fromage) construit autour de 1661, et le fort de Nossa Senhora das Neves (Notre-Dame des Neiges) à Leça Matosinhos dont la construction date de 1638, tous marqués sur la carte J. G. Cruz, 1775. Image103_thumb1fig. 11 - José Gomes da Cruz, Piloto das Naus de Guerra, detalhe do “(…)Mapa he a demonstração da Costa do Mar desde a vila de Matozinhos, athe a Barra da Cidade do Porto (…)” 1775. Cópia de 1906 Arquivo da APDL. Au temps des Philippes, la ville se développe près de la porte du Olival (Oliverie) où on construit un ensemble de grands bâtiments comme le monastère de Saint Benoit de la Victoire (S. Bento da Vitória) (1604-1690), à l’endroit ou était le quartier juif, juste à coté la première Prison et la Cour d'Appel (Cadeia e Tribunal da Relação de 1582)[18], l’église de Notre Dame de Grâce (Nossa Senhora da Graça) avec le Collège des Orphelins (Colégio dos Orfãos) [19] en 1651, le couvent et l'église des Carmélites (Convento dos Carmelitas)1619, et l'église de Saint Joseph des Taipas (S. José das Taipas) 1666. En 1613, hors des murs est bâtie une promenade (Alameda do Olival). [20] De l’autre coté de la ville tout prés de la Cathédrale est bâtie l’église de Saint Laurent (São Lourenço) la première église de la Compagnie de Jésus. Image9a_thumb1fig. 12 – La ville au dix septième siècle et ses édifices réligieux.
Vue de Porto en 1669
En 1668-1669 le Prince Cosimo III de Médicis (1642-1723), grand-duc de Toscane, effectue une tournée en Europe, et visite l'Espagne (1668) et le Portugal (1669), ou il a resté du 9 Janvier au 1º mars 1669.
Lors de cette visite au pays ibérique, qui commence précisément dans l'année qui se termine la guerre de la Restauration, le prince est accompagné du comte Lorenzo Magalotti (1637-1712), penseur, diplomate et poète, qui écrit alors un Journal illustré par 71 aquarelles de vues de villes ibériques, y compris Porto de Pier Maria Baldi (? -1686).[21]
[voir blog Barroquismos VII (2)http://doportoenaoso.blogspot.pt/2012/04/barroquismos-vii-1.html ]
On remarque a gauche le Tour da Marca et a droite la Serra do Pilar du coté de Gaia . Porto est encore entouré des remparts, et la Cathédrale domine le profil de la ville. On remarque aussi l’importance du Douro, bien comme des activités fluviales. Image24_thumb1fig. 13 - Pier Maria Baldi (?-1686),Viaje de Cosme de Médicis por España y Portugal (1668-1669) publicado em 1933 edicion y notas por Angel Sánchez Rivero y Angela Mariutti de Sánchez Rivero. Madrid : Sucesores de Rivadeneyra, [1933]. - XXVI, 347 p. + 1 pasta (3 f., 71 estampas) ; 25 cm, 51x67 cm http://purl.pt/12926 Bibliotheque Naional Portugal.  

6 - Le dix huitième siècle et la création de l’image de la ville

Touts les chemins vont vers la ville. Emile Verhaeren [22]
La ville du baroque 1700-1750
Pendant le règne de Jean V (1707-1750), le Portugal (plutôt le roi, l’aristocratie et la noblesse ecclésiastique) s’enrichi avec l’or du Brésil. Porto a encore aujourd’hui l’image d’une ville baroque. « Baroque dans la forme, le volume et le mouvement de ses maisons (…) dans les églises, les palais et les villas, où le baroque s’impose à nous comme un art qui domine la ville dans ses expressions les plus représentatives. » [23] Image10a_thumb1fig. 14 – Le territoire de Porto et son occupation au XVIIIème siècle. Les principaux “quintas”: 1-quinta e palácio do Freixo 2-quinta da Revolta 3-quinta da Bonjóia 4-quinta do Prado 5-quinta do Cyrne 6-quinta do Covelo 7-quinta de Santo Ovídio 8-quinta das Aguas Ferreas 9-quinta das Virtudes 10-quinta do Pombal 11-quinta da Torre da Marca 12-quinta do Bom Sucesso 13 – quinta da Prelada 14-quinta de Ramalde 15 – quinta do Bonjardim 16 – quinta do Reimão La ville va subir une rénovation dans sa structure urbaine:
1. Dans le territoire que correspond a l’actuelle ville de Porto, hors des mures on retape or on construit les églises des peuples de S. Martinho de Aldoar, S. Veríssimo de Paranhos, S. Miguel de Nevogilde, Santa Maria de Campanhã, S. Martinho de Lordelo, S. João da Foz do Douro e S. Pedro de Miragaia, et ses intérieurs (comme dans presque toutes les églises de Porto [24] et du nord du Portugal) vont être décorés par des retables en bois peints à or, la talha dourada. Progressivement sont construits des édifications au long des voies qui partent de des portes de la ville vers ces peuples ou vers d’autres villes au nord. Mais le territoire de la ville hors des remparts est surtout occupé par les quintas (fermes) et solares (maisons nobles) des grandes propriétés, la plupart appartenant à l’aristocratie ecclésiastique et qu’iront, elles aussi structurer le territoire périurbain. Exemples: la Quinta de S. Ovídio[25] (urbanisée au commencement du XXeme)  et le Palácio do Freixo [26] (aujourd’hui un Hotel de luxe). Image11_thumb1Image12_thumb1fig. 15 – La Quinta de S. Ovídio, sur la Carte de 1813 et en bas Jardim do Palácio dos Figueirôas - Quinta de St. Ovídio – Porto, huile s/ toile 56,5 x 76,5 cm Musée National de Soares dos Reis. Image73_thumb1Image73a_thumb1fig. 16 – Le Palais de Freixo, dessin de Joaquim Villanova 1833 et en bas le palais après la récuperation. Imagem10_thumbImagem11_thumb fig.16a – Fernando Távora. Projet et maquette de récupération du Palais du Freixo. 2. Dans l'architecture monumentale, civile et religieuse, dedans et dehors des murs. Etant finie l’interdiction qui pesait sur les nobles d’habiter dans la ville et même d’y séjourner plus que trois jours,[27] ils vont commencer à bâtir, outre les quintas, des maisons nobles a l’intérieur de la ville. Les endroits choisis sont la rue des Fleurs et les environs de la cathédrale. On va organiser l’espace de la ville selon l’esprit baroque : des places aménagées par des édifices religieux (église ou couvent), des palais ou maisons nobles et des fontaines. On construit aussi des bâtiments que sont des points de repère, créant des axes ou s’iront ouvrir des rues. L’italien Nicolau Nasoni (1691-1773) que rejoint Porto en 1725, pour travailler à l’intérieur de la cathédrale, construira la Galilé, de la Cathédrale, un balcon tourné vers le nord et vers la ville. A coté il bâtira le nouveau Palais Épiscopal, ou du moins il a eu un rôle déterminant dans sa conception.
La Tour de Clérigos et l’image de la ville

Mais Nasoni restera toujours associé à Porto en dessinant l’église et la tour des Clérigos, bâti de 1732 à 1763. [28] Le clocher de l'église des Clérigos, qui est le plus haut du Portugal, au-delà d'être un point de repère pour les bateaux qu’arrivent à la ville suivant le Douro, sa présence dans la ville comme référence visuelle de n'importe quelle part de la ville, aura le rôle des obélisques de Rome dans la structuration visuelle et urbaine du Porto baroque. Et surtout elle va modifier et reformuler le profil et l'image de la ville vue du sud. Image25_thumb1image60_thumb1fig. 17– Les axes visuels de la Tour vers les églises de la ville. En bas la Tour de Clérigos vue du Galilé (Balcon) de la Cathédrale. Photo de Bonfim Barreiros AHMP. image191_thumbfig. 18 –G. Vivian (1798-1873) La Tour des Clérigos vue du monàstere de Ave Maria de S. Bento Lithographie de “Scenery of Portugal and Spain”, 1839.
Vue de Porto au XVIIIème siècle
Cette représentation de la ville vue du sud avec la Tour des Clérigos au centre, s’ira consolider jusqu'à nos jours comme l'image de la ville de Porto. image22_thumbfig. 19 – Dessin de l’architecte Teodoro de Sousa Maldonado, gravé par Manuel da Silva Godinho pour l’édition de Descripção topográfica, e histórica da Cidade do Porto, do Pe. Agostinho Rebelo da Costa (Porto, 1789). 3. Dans l'organisation de l'espace public, en particulier ceux qui se trouvent aux portes de la ville avec la construction d’églises et couvents, palais et fontaines. Image38_thumb1fig. 20 – Localisation des édifices religieux au XVIIIeme siècle. image37_thumb1fig. 21 - Localisation des édifices religieux au XVIIIeme siècle. Interventions nouvelles   Interventions dans des bâtiments existants
Praça das Hortas, Nova, D. Pedro e da Liberdade
La place des Hortas, que deviendra la place centrale de Porto, est aménagée au XVIIIème d’après le modèle baroque : édifices religieux, (Couvents de Congregados, Avé-Maria et Lóios[29]), palais ou maisons nobles (maisons Monteiro Pereira et Morais Alão[30]) et fontaines (Fontaine da Natividade). Image70_thumb1fig. 22 – Carte de Champalimaud de Nussane 1787. Légende : 1 – couvent des Congregados 2 – couvent de Ave Maria de S. Bento 3 – couvent de Santo Eloy 4 – Maisons Monteiro Pereira et Morais Alão 5 – porte de Carros 6 - fontaine de Natividade
La ville des Lumières 1750-1809
« De tes - oh Porto - vieux horizons
A peine on découvre des indices ;
Parce que sur les falaises dans les entrailles
On’ étend des rues, on lance des ponts.
De nouveaux quais, nouvelles places, nouvelles fontaines,
Tours, temples, palais, façades
Vous donnent tant d’extension, que les falaises
Sont déjà Ville et ne sont plus des monts.
De plus en plus tu grandis : Oh toujours clair
Le ciel soit avec toi, en décrétant
Une durée, qui puisse résister au temps avare.
Et vous serez immortel, si elle est mesurée
En voyant l'illustre nom
De ton second fondateur, l'Illustre Almada »
.[31]
Le Vin de Porto et les Almadas
Date de 1678 la première exportation de vins en Angleterre, enregistrée dans la douane de Porto. Mais c’est avec le traité de Methuen de 1703 et surtout depuis 1718, que l'exportation du vin de Porto s’accroit, enrichissant la ville de Porto. En 1756, le marquis de Pombal premier ministre du roi José I, créée la Real Companhia das Vinhas do Alto Douro (Royal Compagnie de l'Agriculture des Vignobles du Haut-Douro)[32], connue couramment par Companhia, avec laquelle il vise non seulement à développer la production de vin de Porto, comme à défendre leur qualité, et à l'augmentation (avec succès) de son exportation. Cette institution va jouer un rôle déterminant dans le développement de la ville. Le commerce avec l’extérieur fait par des navires et la navigation fluviale,[33] ont une forte augmentation, et le Douro devient un très important port du nord du Portugal. Après la création de la Companhia, une émeute a éclaté et le marquis a envoyé à Porto, en tant que gouverneur militaire, son cousin João de Almada. Après la répression de la mutinerie, João de Almada, en s’apercevant de l’état de la ville, va s’occuper de son Embelezamento (Embellissement).[34] Ayant pour référence la reconstruction de Lisbonne du au terrible tremblement de terre de 1755, pour accomplir ce plan, il créa en 1762, la toute puissante Junta das Obras Públicas do Porto (Conseil des Travaux Publics de Porto), financée par la Companhia, que jouera un rôle déterminant dans l’expansion et rénovation de la ville. Le Conseil assume l'entière responsabilité pour les travaux dans la ville:
• La préparation des plans et des projets,
• Leur approbation
• Les mesures nécessaires pour les accomplir.
Le Conseil devrait aussi :
1. Embaucher les ingénieurs militaires -architectes pour l’élaboration des plans;
2. Acheter et exproprier les terrains nécessaires;
3. L’adjudication des travaux de construction ;
4. Superviser les constructions;
5. Définir les règles de l’urbanisation et de l’édification. Dans l’intérieur des murs on commença pour aménager la Praça da Ribeira, ouverte dès lors au Douro, selon un projet que ne fut réalisé qu’a moitié. Liant cette place avec la place de São Domingos, a été ouverte la rue de S. João (Saint Jean), selon les plans de John Whitehead (1728-1802), le consul anglais à Porto.[35] Près de la rue das Flores on va aussi créer une nouvelle place : la Place de S. Roque. [36]
Mais l’action de la Junta de Obras Públicas va surtout rompre décisivement avec les limites des remparts, en créant ou en régularisant des rues vers le nord comme celles de Almada (1763/1768) [37] et Santa Catarina ; régularisant les rues de Cedofeita et S. Ildefonso (celle-ci était l’ancienne rue droite le chemin vers l’est). Vers l’ouest de la ville est ouverte la rue des Casernes (puis du Triomphe) où a été bâti le Palais des Carrancas, un des plus grands bâtiments particuliers de style néo-classique. [38] Ces rues seront reliées par des transversales et vont provoquer l’urbanisation de beaucoup des quintas. Reliant les trois places : praça do Olival, praça Nova et praça da Batalha, qui étaient nées aux portes du coté nord des murailles, et suivant l’axe visuel que de l’église dos Clérigos va jusqu'à l’église de S. Ildefonso, on construit les rues de Clérigos (c. 1792) et de Santo António (1785). image220_thumb1fig. 22a - As realizações do final do século XVII e início do século XIX. fonte SRU Porto Vivo. La ville va aussi s’équiper de nouveaux édifices publiques comme l’Hôpital Saint-Antoine après un plan néo-palladien de l’architecte anglais John Carr (1727/1807), [39] l'Hôpital do Carmo, et après en 1803-06, l'édifice de l’Academia Real da Marinha. Sur les ruines de l’ancien bâtiment on construit la nouvelle Prison et Cour d’Apelle. Ce bâtiment est commencé vers 1767 selon les plans d’Eugénio dos Santos, (1711/1760) un des architectes de la reconstruction de Lisbonne est terminé vers 1796. De l’autre coté de la ville est bâti le Théâtre du Prince (à partir de 1805 Théâtre Royal de S. João) commencé en 1796 et inauguré en 1798, selon les plans de l’italien Vicenzo Mazzoneschi (1747-1807)[40] et la Casa Pia (1790) selon un projet de Reinaldo Oudinot (1747-1807). Sont crées les promenades de Fontaínha, Virtudes et Massarelos. Image27a_thumb1fig. 23 - Vista da Cidade do Porto, desde a Torre da Marca athe as Fontainhas, tomada da parte de Filia Nova do sítio chamado Choupello. Dedicada Ao Illmo. e Exmo. Senhor JOZE DE SE ABRA DA SILVA, Ministro e Secretario de Estado de Sua MAGESTADE FIDELÍSSIMA da Repartição dos Negócios do Reyno. Por Manoel Marques de Aguilar, Alumno das Aulas Regias, Náutica, e Dezenho, estabelecidas na dita Cidade. Aguilar Delin e Esculp no Anno de 1791 e da por Completos os Edifícios dos Números seguintes No. 11. 28. 29. 34. Gravura aberta a buril 35x103 cm Exemplar colorido da Biblioteca Nacional Digital. Dans l’image ont peut voir comment se faisait le transport du vin de Porto dans des bateaux appelés Rabelos. On voit un rabelo, A sur le point d'atteindre la fin de votre voyage, chargé de tonneaux de vin de Porto, la cargaison arrimée au précepte (les tonneaux disposés longitudinalement). Au centre de l'image dans le quai, un autre bateau rabelo B débarque les tonneaux de vin du Porto, selon le processus encore utilisé il y a quelques années. Le troisième rabelo C retourne au Haut-Douro, avec les tonneaux vides, entassés en croix. Comme il remonte le Douro, il se permet la navigation à voile. Toutes ces interventions montrent que João de Almada et son fils Francisco de Almada, les Almadas, avaient une stratégie pour l’expansion de la ville, si bien que même pas formalisé dans un plan d’ensemble pour Porto, il a été concrétisé par l’adition de plans de "détail" dessinés pour chaque intervention. Ce « plan » se prolonge par XIXème siècle, jusqu'à la révolution libérale et à l’extinction en 1833 de la Junta de Obras Públicas (Conseil des Travaux Publiques).  

7 - Le XIXème siècle

La ville de 1800 à 1840
Le pont des bateaux
Jusqu’au XIXème la traversée du Douro se faisait en bateau. En 1804 l’ingénieur militaire Carlos Amarante propose un pont de pierre sur le Douro. Comme ce pont en pierre n’a été jamais réalisé, le même Carlos Amarante construit en 1806 un Pont de bateaux (Ponte das Barcas), le premier passage fixe sur le Douro. Image28_thumb1fig. 24 - PORTO. OPORTO. J. J. Forrester Delt R. J. Lane. Direxit. G. Childs Lith. Published in Opor to by the Auther & for him in London by J. Dicldnson New Bond S.t September 1835. Printed by Graf & Soret. En 1809, l’armée française commandée par le général Soult, marche sur le Portugal une deuxième fois, et cette fois par le nord. Quand les français avancent sur Porto, la population fuyant vers le Douro, provoque l’écroulement du pont un désastre où sont péris des tas de gens de Porto. Image155_thumb1fig. 25 - Jung Théodore (1803-1865) Bataille d'Oporto remportée par le maréchal Soult sur l'armée portugaise retranchée en avant de la ville le 29 mars 1809 . La fin de la bataille à 3 heures du soir. Le combat à l'entrée de la ville et fuite de la cavalerie portugaise traversant le pont sur le Douro, Aquarelle 1.160 x 2.100 m. Châteaux de Versailles. Image155a_thumb1Image155b_thumb1fig. 26 – Détails de l’image 25.
A Planta Redonda (La Carte Ronde) 1813
L’évolution de la ville et ces campagnes militaires, qui ont emmené à Porto les armées anglaises, ont produit en 1813, la première carte de la ville. La carte élaboré par George Balck et dédiée au général Nicolau Trant, montre la ville inscrite dans un cercle (dont le nom courant de Carte Ronde). La ville est limitée a nord par la place de Santo Ovídio, et l’église de Lapa, a l’ouest par le Tour de Marca et a l’est par la place des Bois (Bœufs)[41]. image219_thumb1 CIDADE DO PORTO/ Dedicado ao Illm°. Exmo. Senr. Brigadeiro Genl. Sir Nicolao Trant/ Comendador da Ordem da Torre e Espada Encarregado do Governo das Armas do Partido do Porto/ pelo George Balck/ Assistente do Quartel Mestre General/ do Exercito Britanico. "Neele st. 352 Strand. London" Impr., a preto, em papel. 528 x 484 mm. Esc. gráf. de 400 braças = 121 mm.

Sont nommés les bâtiments publics et les places en chiffres romains; couvents, des écoles et des églises par des lettres; et les rues et ruelles par de chiffres arabes. Il est représenté le pont de bateaux. Image15_thumb1fig. 27 –Carte de la Ville de Porto connue par Carte Ronde dessinée par George Balck en 1813 et dédiée au Général anglais  Sir Nicholas Trant.  En bas la Carte Ronde avec les transformations de la fin du XVIIIème siècle.
Limite nord clip_image002_thumb
Rectification d’anciennes rues clip_image004_thumb
Création de nouvelles rues clip_image006_thumb
Bâtiments significatifs clip_image008_thumb
Murs gothiques de la ville clip_image010_thumb
Interventions à l’intérieur de murs clip_image012_thumb
Dans la Carte on remarque l'existence d’une zone limité par la rue du Calvário, rue des Clérigos, rue Santo António, Largo de Santo Ildefonso, Porte et rue du Soleil et le Douro correspondant à l’ancienne muraille, qui va être progressivement démolie, ou englobée dans des bâtiments voisins. Les rues des Flores et de Belmonte structurent cette zone, et la rue de S. João est la partie initiale de l'axe central qu’avec la rue des Fleurs et la rue do Almada devient le lien entre la place de Ribeira et celle de S. Ovídio, la limite au nord de la ville. Les rues des Quartéis (Casernes), Cedofeita, Almada, Santa Catarina, et Santo Ildefonso les unes ouvertes et les autres régularisées, structurent l’expansion de la ville et s’étendent par les routes que vont vers les villes au nord : Matosinhos, Viana do Castelo, Braga, Guimarães et Penafiel. Entre ces rues, ont été ouvertes des transversales selon un schéma géométrique et que urbanisent cette zone centrale d’expansion de la ville.
La ville libérale
Les idéaux libérales s’étaient enracinés au Portugal ou les invasions françaises et le départ de la famille royale au Brésil, ont provoqué le sentiment que le pays était dépendant du Brésil pour on envoyait de plus en plus de ressources causant un permanent déséquilibre budgétaire, et était en fait dirigé par les Britanniques. En 1817, plusieurs personnes ont été arrêtées sous l'accusation de complot contre la vie du gouverneur le général anglais Beresford et contre sa régence.
Jugés on les condamna à être pendus, y compris le prestigieux militaire portugais Gomes Freire de Andrade. En Aout 1820 à éclaté à la place de S. Ovídio de Porto une révolte de l'armée, mais derrière laquelle était un groupe de libéraux de Porto qui appartenaient à une société secret le Sinédrio. Ceux-ci on fait tout de suite une réunion à la Mairie, ou a été crée la Junta Provisional do Governo Supremo do Reino (Conseil Provisoire du Gouvernement Supérieur du Royaume), avec comme objectif immédiat prendre dans ses mains la régence du royaume et rédiger une Constitution. Cette révolution libérale qui a eu des profondes conséquences dans le Portugal du dix neuvième, n’est pas née par hasard à Porto. Un géographe d'origine italienne qui a ce moment était au Portugal, Adriano (Adrien)  Balbi (1782— 1848) décrivait ainsi la ville de Porto : « Ville épiscopale, bâtie en amphithéâtre dans une dominante position le long du bord septentrional du Douro, sur deux monts nommés de la Se et de la Victoria. Cette ville, qui, à cause de sa position, peut être divisée en haute et basse, est divisée civilement en cinq quartiers (bairros), dont ceux de Se et de Victoria forment la ville proprement dite, et sont environnés d'une muraille de 3000 pieds de circonférence et de 30 pieds de haut ; les trois autres, à savoir: San Idelfonso, Mîragaya et Villanova y sont ouverts. Ce dernier, qui comprend Gaya et Cabeçudo, est bâti le long du bord méridional du Douro, et forme avec les quatre premiers, auxquels il tient par un pont de bateaux, un des plus beaux coups d'œil dont on puisse jouir. » Mais Balbi surtout montre comment l’économie de Porto à fait naître une bourgeoisie commerçante et industrielle, dont les intérêts sont contraires à la situation politique du Portugal : « Cette ville est la plus industrieuse et la plus marchande du royaume après Lisbonne; elle a une grande fabrique de tabac et de savon qui emploie environ 60 personnes, une corderie qui en emploie de 150 à 200 ; elle a beaucoup de fabriques et de manufactures de toiles , de soieries, de coton, de lame, de faïence, de chapeaux et plusieurs tanneries. On y construit beaucoup de vaisseaux marchands. Porto est le débouché de presque tout le Minho, du Trás-os- Montes, et de la plus grande partie de la Beira. C'est le siège de la fameuse compagnie des vins du Haut- Douro. Les principaux articles du commerce d'exportation sont le vin qui est la branche la plus importante, l'huile, la toile, le sucre raffiné, les draps, les étoffes de soie, les galons, la faïence, les chapeaux, la crème de tartre, les oranges, le liège, le sumacli et les peaux tannées. [42] La ville décrit par Adrien Balbi en 1820 est cartographiée dans une Carte de José Francisco de Paiva (1744-1824). Image90_thumb1fig. 28 – Plano da Cidade do Porto (entre 1818 e 1824) por ]osé Francisco de Paiva Dim. 100 x 66 (96x62) cm Arquivo Histórico Municipal do Porto. Cette carte, qu’est très abimé, et qu’on sait quelle a été produite avant 1824 (date de la mort de son auteur) n’est pas très différent de celle de 1813 dans les limites de la ville édifiée.
Ce qui lui donne un caractère de «plan» c’est quelle n’est pas réalisée avec des objectifs militaires et ne se tient pas à cartographier la ville existante, mais dessine (en pointillés) un ensemble de rues et des bâtiments (qui étaient a ce moment en projet ou en construction). Pour souligner qu’il s’agit d’un instrument de planification, l’indication de l’illumination publique par des petits points noirs. “(L)ampioens (que) (v)ão apontados com pontinh(os) prêtos” [43].
Le siège de Porto 1832-1833
Une des conséquences de la Révolution Liberal de 1820, a été la guerre civile, entre les deux princes frères (D. Pedro le premier Empereur du Brésil et D. Miguel) que fini avec un siège de Porto pendant un an et demi 1832-1833 où D. Pedro et ses armées s’étaient installés. Les opérations militaires de l’époque, imposaient des Lignes Défensives où l’on installait l’artillerie. La Ligne défensive de Porto installée autour de la ville, a provoqué son expansion par l’ouverture des chemins liant les différentes batteries de canons. Le siège a accru aussi l’importance stratégique du port fluvial, vu qu’il a été crucial pour l’apprivoisement de la ville en ressources matérielles et humaines. Image105_thumb1fig. 29 - Coronel Francisco Pedro de Arbués Moreira (1777-1843) Carta topographica das Linhas do Porto 43 x 31 cm. http://purl.pt/3402 Bibliotheque National du Portugal. Image105b_thumbfig. 30 – Sur la Carte antérieur l’effet des Lignes Défensives sur l’élargissement des limites de la ville. Une autre carte, celle de W.B. Clarke montre ces deux conséquences du siège de Porto. On voit dans le coin supérieur gauche, une carte des alentours de Porto où la rive droite du Douro de Campanhã jusqu’à Foz correspond à peu près aux limites actuels de la ville et où est dessinée la Ligne Défensive que entoure la ville édifiée. La Carte a en bas une panoramique que réfléchi l’importance du Douro et de Porto comme ville portuaire. image4a_thumb1fig. 31 - W. B. Clarke (William Branwhite, 1798-1878) OPORTO 1833 Published under the Superintendence of the Societyfor the Diffusion of Useful Knowledge. THE ENVIRONS OF OPORTO. View of OPORTO from Torre da Marca. Drawn by W. B. Clarke Arch.t Engraved by J. Henshall. Dim. 54x47 (40x33) cm Colecção do Arquivo Histórico Municipal. Image117_thumb1fig. 32 – The Environs of Oporto, détail du coin supéreur gauche de la Carte de 1833. Image117b_thumb1fig. 33 – Vue de Porto, détail de la partie inférieure de la Carte de 1833.
La ville bourgeoise et industrialisée 1840 – 1900
La Carte Topographique de 1839
 [voir en ce blog A Planta Topográfica da Cidade do Porto 1839 http://doportoenaoso.blogspot.pt/2010/07/planta-topografica-da-cidade-do-porto.html ]
Après le siège, vaincus ceux qui voulaient un retour à l’Ancien Régime, Porto a une période de tranquillité, que lui permet d’établir les bases de la ville libéral. Avec l’éradication du Conseil des Travaux Publiques c’est l’Administration Municipal qui prend en charge les travaux et la gestion de la ville. En 1839 est publié La Carte Topographique de Joaquim da Costa Lima (1806-1864). Cette carte, montre la nouvelle politique pour la ville : le numéro 1 de la légende est attribué à l’Hôtel de Ville. La toponymie des espaces publiques change. Sont cartographiés les nouveaux marchés de Bolhão et de Anjo (l’Ange). Dans la carte sont dessinés les rues qui ont été ouvertes ou étendues, mais aussi des rues projetées. Est dessiné le Jardin de S. Lázaro (1834-1841) le premier jardin publique de la ville. Est déjà démolie la muraille sur le quai de Ribeira, et ouverte la rue Ferreira Borges, que donne accès au Palais de la Bourse. image195_thumbfig. 34 - PLANTA TOPOGRAPHICA DA CIDADE DO PORTO Aonde se vêem exactamente marcados todos os Edificios, Praças publicas, e rua novamente abertas, bem como alguns projectos approvados pelas Authoridades Municipaes, para maior commodidade de seus habitantes, e beleza da mesma Cidade.
La Carte de Perry Vidal, de 1844 et corrigée en 1865
[voir en ce blog
http://doportoenaoso.blogspot.pt/2010/08/os-planos-para-o-porto-dos-almadas-aos_17.html ]
Publiée l'année suivante a l'arrivée du chemin de fer a Gaia, et à la veille de l'Exposition Universelle de Porto en 1865, cette carte a comme objectif d’inclure le Palais de Cristal, et d’ajourner un guide pour ceux qui arrivent a Porto pour visiter l’Exposition. La carte a deux cartouches où on met en évidence les caractéristiques de la ville écrites en portugais et en français. image30_thumbImage221_thumb1fig. 35 - Planta da cidade do Porto contendo o palácio de Christal, nova alfândega, e diversos melhoramentos posteriores a 1844 por F. Perry Vidal ; Emygdio, gr. http://purl.pt/3556 En bas la cartouche en français. Le facteur le plus important qui distingue cette carte, outre l’emplacement du Palais de Cristal, du Palais de la Bourse et de la nouvelle Douane, c’est sans aucun doute la représentation du pont suspendu (pont D. Maria II), que des 1843 remplace le vieux pont des bateaux.
Le pont suspendu (D. Maria II)
Vu que le pont de bateaux portait des mauvais souvenirs aux gens de Porto et ne servait plus soit la navigation sur Douro soit le trafic des chars qui voudraient traverser le Douro, on a décidé de construire un pont moderne. C’est l’ingénieur Stanislas Bigot qui fut chargé des plans et le pont fut inauguré en 1843. Le pont permettant plus facilement la traversée du Douro a donné un nouvel élan à la ville. image29_thumb1fig. 36 - Joseph James Forrester, Baron de Forrester (1809-1861) lithographie de “O Douro portuguez e Paiz adjacente”, 1860.
Les trois grands édifices du 19e. Siècle
Image225_thumb1
fig. 36 a- Détail de la Carte de Perry Vidal avec l’emplacement de la Nouvelle Douane, le Palais de la Bourse et du Palais de Cristal.
Le capital industriel, commercial et financière, que s’accumule tout au long du XIXe siècle, fait que la ville de Porto devienne un grand centre urbain et trois bâtiments vont être déterminants dans l’aménagement de la zone riveraine de la ville.
A - La Nouvelle Douane (Alfândega Nova) 1860 – 1870 [44]
Image224_thumb1Projeté par Etienne Colson, l’énorme bâtiment, fut construit sur la plage de Miragaia, dans les années 60 et 70 du dix neuvième siècle. le bâtiment a causé des transformations urbaines sur son environnement: · La disparition de la plage de Miragaia; · La création d'un vaste quai où est fondé l'édifice; · La perte de la relation du fleuve avec le front de Miragaia; · L’ouverture de la rue de la Nouvelle Douane, assurant la communication avec la place d’Henri le Navigateur (Infante D. Henrique) et de Ribeira; · La création en 1888 d’une ligne de chemin de fer reliant la Douane a la gare de Campanhã, par un tunnel (de 1 200 mètres de longueur) que traverse tout le centre historique. [45] B - Le Palais de Cristal image223_thumb1 image232_thumbLe Palais de Cristal [46] fut construit par l’Association Industriel de Porto fondée en 1849, pour l’Exposition Universel de 1865, selon un projet des anglais Thomas Dillen Jones et W. Shields [47]. Le batiment construit en fer et verre semblable au Chrystal Palace de John Praxton, avait dans sa façade le mot PROGREDIOR (Progrés) d’accord avec les désirs et les objectifs de l’Association. Il était placé au centre d’ un vaste jardin aménagé par Emile David, oú se situaient des fontaines, un chalet, un cirque, et plusieurs équipements de jardin. En 1868 on y installe le Théatre Gil Vicente.
C - Le Palais de la Bourse (Palácio da Bolsa),
Image222_thumb1La reine D. Maria II, offrit à l’Association Commercial de Porto les ruines du couvent de S. François pour y bâtir son prestigieux édifice. Commencé en 1842, selon un projet de Joaquim da Costa Lima (1806-1864), la construction c’est déroulé jusqu’au vingtième siècle. Après la mort de Costa Lima y ont travaillé les plus importants architectes de la Ville. Le Páteo das Nações (Cour des Nations) dessiné en 1880/82 par l’architecte Thomaz Augusto Soller (1848-1883), fut inauguré en 1891 et fini en 1910. Le Salon Arabe fut dessiné par Gustavo de Sousa. Aux alentours du Palais de la Bourse on été construites les halles Ferreira Borges (Mercado Ferreira Borges) en 1885/88 par l’ingénieur J.C. Machado. Après la construction de la Douane, du Palais de la Bourse et du Marché Ferreira Borges, il a fallu aménager un espace public qui servait à la fois de cadrage et d'articulation de ces bâtiments, la place de l’Infante D. Henrique (Henri le Navigateur). [48] Cette place s’articule avec le centre-ville par la rue Mouzinho da Silveira, ouverte en 1870.
Le centre ville
[voir A Avenida dos Aliados e Baixa do Porto - Memória, Realidade e Permanência. Porto Vivo SRU 2013. Accès en portugais http://www.portovivosru.pt/1avenida/fileManager/pdf/Livro2_1Avenida_PT_Final.pdf et en anglais http://www.portovivosru.pt/1avenida/fileManager/pdf/ebook_1Avenida_UK.pdf ]
Le centre des activités commerciales et civiques de la ville ira tout au long du XIXe siècle se déplacer progressivement de la place de Ribeira pour celle de l’Infante, et après l’installation en 1819 de l’Hôtel de Ville dans l’édifice Monteiro Pereira le centre va se fixer dans la place Nova (ancienne praça das Hortas). Après le siège de Porto la place prend le nom de D. Pedro IV le roi qui a défendu Porto pendant le siège de la ville et on installe en 1866, le monument équestre au Roi-Soldat du sculpteur français Anatole Calmels (1822-1906).
image227_thumb1 image56_thumbfig. 37 – En haut: A Praça de D. Pedro, na cidade do Porto J. Newton / Oliveira in «O Occidente» n.º 286 dez 1886. p. 269 «Segundo uma photographia de E. Biel». En bas: Le système de places et rues du centre-ville au dix neuvième siècle.
Les banques et les compagnies d'assurance, les établissements commerciaux et les bureaux occuperont les rues de Flores et Mouzinho da Silveira, mais vers la fin du siècle ces rues vont perdre de l'importance vis-à-vis l'axe défini par la rue des Clérigos et Santo António les liaisons de la place des Lions[49], la place de D. Pedro et la place de Batalha.
En cette rue de Santo António [50] s’installe en 1859 le Théâtre Baquet (du nom de son fondateur le tailleur et commerçant António Pereira Baquet) détruit par un terrible incendie en 1888. [voir O Porto há cem anos http://doportoenaoso.blogspot.pt/2010/06/o-porto-ha-cem-anos-5.html ]  

Les questions urbaines à la seconde moitié du dix neuvième siècle

Porto à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, a eut un remarquable développement mais il a connu aussi les problèmes des grandes villes européennes, provoqués par des changements rapides de la vie et de la ville. Le commerce, traditionnellement associé à la ville de Porto, devient l'une des fonctions les plus importantes en milieu urbain, en créant de nouveaux emplois soit de commerce, soit de distributeurs et de comptables. La création et la généralisation progressive de l'enseignement public, provoque la création de nouvelles installations dans la ville et a la croissance des professionnels de l'enseignement. De même, les nouveaux besoins de l'administration publique produisent une nouvelle classe d'agents et fonctionnaires. L’industrialisation produit l’augmentation de la population ouvrière, et cette densité démographique croissante, produit une crise de logement créant solutions de logement précaires et une sur occupation des espaces résidentiels, des faubourgs dégradés et partout mauvaises conditions d'hygiène. Porto, comme d’autres villes européennes va perdre ses rythmes naturels. Les transports en commun, changeant l'échelle traditionnelle de la marche, permettent pour tous l'extension de l'espace urbain. Simultanément, l’éclairage artificiel (notamment l'éclairage publique) changeant la cadence jour / nuit, a élargie la durée du travail et la création de la vie nocturne. La révolution des transports a produit également des changements dans la ville. Les gares, par sa localisation deviennent le motif pour la création de nouveaux espaces urbains et des bâtiments liés aux voyageurs comme des hôtels, cafés et restaurants. L'étendue de la ville, l'augmentation de sa population, et les changements qui en résultent on donné lieu à des nouveaux problèmes liés au travail, a la subsistance et la fourniture, a la circulation, au logement, a la sécurité, et ont obligé à Porto à l’élaboration de nouveaux programmes d’équipements pour la santé, la culture et les loisirs, et même à nouveaux symboles civiques.
Les transports
Le port de Leixões
Depuis les années vingt du dix neuvième siècle, et avant l'apparition des chemins de fer et de la diligence (Mala-Posta), le voyage entre Porto et Lisbonne se faisait en bateau à vapeur. A la fin du siècle - malgré la construction de la Nouvelle Douane - les difficultés de la barre de Douro et l'apparition des gros bateaux à vapeur, ont fait qu’on ait commencé - non sans controverse – à penser la construction d’un port artificiel à Leixões. [51] Et les lourdes conséquences des inondations du Douro, sont venues souligner ce besoin urgent d’un port artificiel. On construit en 1892 un port d’abri que fonctionne en complémentarité au traditionnel port du Douro. Image41_thumbfig. 38 - O Comércio do Porto, 1892 Port of Leixöes new harbour (Oporto, Portugal) hydrographical chart http://purl.pt/1944 Au  coin supérieur l’emplacement du port.
Le chemin de fer
En 1864 le train arrive à Gaia. En 1873 est construite la gare de Pinheiro de Campanhã où convergent la ligne de chemin de fer de Braga (1875) qui va vers le nord et la ligne du Douro (1879), qui au long de la vallée du fleuve va vers l’orient. [52] Le tunnel liant la gare de Campanhã à la Douane a été construit en 1881. image228_thumb1fig.38a - CAMINHOS DE FERRO PORTUGUEZES – A Estação de Campanhã. Cópia de uma photographia do Sr. E. Biel “O Occidente” de 5 de Setembro de 1895. Le chemin de fer de Póvoa do Varzim et la gare de Boavista [53] ont été construits en 1875.
Le pont D. Maria Pia 1877 de Gustav Eiffel
En 1875, le gouvernement a approuvé la construction du pont Maria Pia et lance un concours international pour son exécution.
Le concours a été remporté par la société G. Eiffel et Compagnie et le projet a été approuvé par le gouvernement en 1876, et le pont inauguré en 1877.
image229_thumb1
Image63_thumb1fig. 39 – En haut: Porto: le pont Maria-Pia en construction Biel Emilio et Cie ( Porto) photographe 0.273 m.x0.386 m. Paris, musée d'Orsay, Fonds Eiffel.
En bas: Eduardo Viana (1881-1967) – Ponte D. Maria Pia 1925 - óleo sobre tela 120 x 132 cm Museu Nacional Soares dos Reis Porto.
Le pont Luiz I [voir au blog Uma Grande Ponte para a  Cidade
 http://doportoenaoso.blogspot.pt/2014/12/uma-grande-ponte-para-cidade_59.html ]
Le pont a été inauguré le 31 Octobre 1886, pour remplacer le vieux pont suspendu et c’est l'ingénieur belge Théophile Seyrig, ancien associé de Gustav Eiffel, que gagne le concours pour sa construction. Le pont Luiz I jouera un rôle déterminant dans l’évolution de la ville et surtout du centre-ville, pendant presque un siècle jusqu'à l’inauguration du pont d’Arrábida en 1963. Image33_thumb Image64_thumb1fig. 40 – En haut: le pont Luiz I avec le Pont Suspendu.
En bas: Armando Basto (1889-1923) - Ponte de D. Luís – Porto 1935, óleo sobre madeira 54 x 65 cm. Centre d’Art Moderne –Fondation Calouste Gulbenkian Lisbonne.
Les transports urbains
[voir en ce blog Os transportes urbanos sobre carris
http://doportoenaoso.blogspot.pt/2010/06/os-transportes-urbanos-sobre-carris-1.html ]
Jusqu'à la fin du troisième quart du siècle, le transport des personnes et des biens était essentiellement de nature privée. A partir de 1872 commence à circuler l’américain, dont est significatif la première carrière régulière qui servira la rive jusqu'à la Foz do Douro et dans un second temps, a Matosinhos. Puis en 1895 on fait les premiers essais des tramways de traction électrique. Le réseau va rapidement s’étendre pour toute la ville et au commencement du 20eme siècle il atteint les faubourgs et les concelhos voisins.
L’industrialisation de la ville
Dans la seconde moitié du XIXème siècle, les petites et moyennes usines que n'ont pas besoin de grandes surfaces pour s’établir, s’installent dans les freguesias (arrondissements) au nord de Cedofeita, et Paranhos et à l’est dans les freguesias de Bonfim et Campanhã. Les grandes usines - fonderies, textiles, vaisselle, etc. - parce qu’elles on besoin de grandes surfaces et de l’eau, se placent aux rives des ruisseaux que traversent la ville et prés du Douro, où l’on débarque le charbon et ou l’on embarque les produits pour exportation.
Les Ilhas
L’industrialisation de la ville, on dit à l’époque que Porto c’est la Manchester portugaise, fait venir pour la ville et ses faubourgs des ouvriers que logent aux ilhas, des taudis au couloir central, en général à l'arrière des bâtiments bourgeois, et localisées au voisinage des usines.
La Carte de 1892
image199_thumbfig. 41 - "Carta Topographica da Cidade do Porto / Que foi mandada levantar na Escala 1: 5 00 /Por Ordem da Camara Municipal da mesma cidade / Referida ao anno de 1892. Dirigida e levantada POR AUGUSTO GERARDO TELLES FERREIRA General de Brigada Reformado Coadjuvado pelo capitão de cavallaria FERNANDO DA COSTA MAYA e mais empregados.” Toutes ces transformations de la ville dans la deuxième moitié du XIXème siècle sont cartographiées dans la Carte de 1892, un vrai portrait de Porto a la fin du siècle, et la première à représenter la ville dans ses limites administratifs. [54] La Carte représente la Circunvalação (1889-1895) un boulevard périphérique de 17 Km., du a l'évolution du système douanier, qu’en plus de la surveillance des rives du Douro, va s’étendre pour tout le limite nord. Ainsi est crée ce boulevard Estrada da Circunvalação que va de Campanhã jusqu’au Castelo do Queijo, avec un grand fossé de 3 mètres, au milieu des deux voies. Image111_thumb1image197_thumbfig. 42 – En haut: Carte de la Circunvalação avec les zones de fiscalisation fiscal et en bas: Nova Circumvalação do Município do Porto. Cette voie définit, dans presque sa totalité, les limites administratifs de la ville (les mêmes d’aujourd’hui) comprenant les freguesias qu’a ce moment on été intégrées au territoire de la ville Nevogilde, Aldoar et Ramalde.
La route se situe bien au-delà de la ville édifiée laquelle a comme limite nord la rue de Constituição et la place du Marquis de Pombal. La rue Mouzinho da Silveira, devient l'axe principal de communication entre le port de Ribeira et le centre ville. La Place D. Pedro, d’où partent touts les transports publiques, est en train de se consolider comme le centre de la vie urbaine en raison de la progressive installation des activités financières, économiques et commerciaux, bien comme des bureaux et des cafés.
La Carte fait la représentation topographique par des contours, et la propriété est représenté par la parcelle ou lot, souvent des parcelles étroites, que caractérisent encore les ensembles édifiés du centre historique de Porto. Sur la rive gauche du Douro est représentée la ville de Gaia, le seul tracé au-delà des frontières administratives, montrant l'importance cruciale de la rivière Douro pour les deux villes. Sont aussi représentés les trois grands bâtiments de la ville et les espaces urbains qu’ils ont produit : la Nouvelle Douane avec la rue de la Douane, le Palais de Cristal avec ses jardins et le Palácio da Bolsa avec la place de l’Infante D. Henrique et la rue Mouzinho da Silveira. Sont cartographiés les ponts métalliques de D. Maria Pia et Luiz I, et les structures ferroviaires : les lignes de chemin de fer et les gares de Pinheiro de Campanhã et Boavista, bien comme les lignes de l’américain et l’ascenseur des Guindais. [55] Autour de la Gare de Campanhã et du cimetière du Prado do Repouso, la Quinta du Cirne, est aussi urbanisée à la fin du siècle, et en prenant comme axe l’avenue Rodrigues de Freitas on a ouvert un ensemble de rues arborisées qui encore aujourd’hui donnent un air parisien à cette partie orientale de la ville. La Carte de 1892 représente aussi la longue [56] avenue de Boavista, a cette époque ouverte à moitié jusqu'à Fonte da Moura. Les transports urbains et les loisirs liés aux époques balnéaires ont été déterminantes pour son ouverture, et dés la fin du siècle l’avenue lie le centre-ville avec la Foz do Douro et la mer. Image49_thumbfig. 43 – L’Avenue de Boavista sur la Carte de Porto et ses alentours, Guide Baedecker Spain and Portugal 1901. Sur la Carte de 1892 ont peut encore trouver tous les équipements du Porto fin-de -siècle : les Jardins Publiques de S. Lázaro à l’est *, Cordoaria et le jardin Botanique à l’ouest et Passeio Alegre à Foz do Douro; les deux cimetières publiques Prado do Repouso (oriental) 1839 et Agramonte (occidental) 1855; les Hôpitaux Militar (Militaire), du Conde Ferreira et Santo António; les marchés de Anjo, do Bolhão e do Peixe (poisson) ; les équipements militaires, de culture, enseignment et loisir ; les usines dont on signale celle du Gaz ; les quartiers ouvrières et les ilhas, etc. etc.   * [Voir au blog O Jardim que primeiro foi da cidade  http://doportoenaoso.blogspot.pt/2015/02/o-jardim-que-foi-primeiro-da-cidade-1.html ]


[1]Charles Baudelaire (1821-1867) - poème Le Cygne dédié a Victor Hugo, "Tableaux parisiens" de Fleurs du Mal (1857 et 1860) [2] Aujourd’hui, le Douro reprend cette vie vu qu’il est à nouveau plein de bateaux liés au tourisme. [3] Antas, Arca Velha, Arca de Samigosa, Mamoa Pedrosa, Mamoa Velha, Mamoa Furada, etc. [4] On a découvert des vestiges d’une ville romaine avec un beau mosaïque du IVe siècle avant J.-C., dans la Maison do Infante (Archive Historique Municipal), et des fouilles très récentes dans la rue Mouzinho da Silveira on mit a jour d’autres vestiges romains. [5] Reine du compté de Portucale, D. Teresa était la mère de D. Afonso Henriques, qu’ en 1143 devenait le premier roi du Portugal. [6] Elle était couronnée par une statue de Notre Dame de Vendôme, parait-il apporté par des croisades français venus pour luter contre les maures. Une réplique de cette statue est à l’intérieur de la cathédrale. La Vierge est devenue la Sainte patronne de la ville, et figure depuis toujours dans son blason. Saint Pantaléon a été aussi le saint à qui la ville était consacrée. Curieusement la fête de Porto et le jour férié de la ville sont la Saint Jean. [7] Le Roi est à ce moment entrain d’affirmer son pouvoir sur le territoire national. Le Portugal se consolide comme pays dés le commencement du douzième siècle et tout son territoire continental appartient à la Couronne depuis la conquête de l’Algarve au sud en 1267. [8] Plus tard rue dos Ingleses (Anglais) et actuellement rue de l’ Infante D. Henrique (Henri le Navigateur), né à Porto très probablement dans la Maison de l’ancienne Douane appelée Casa do Infante et aujourd´hui l’Archive Historique Municipal. [9] D’ailleurs le plus connu des plats de la gastronomie de Porto c’est justement tripes a la mode de Porto. [10] Le fort de São João da Foz, construit sous le règne de Philippes (1580-1640), défend l'entrée de la barre du Douro, entourant l’église bâti vers 1526. [11] Le plus vieux phare sur la côte portugaise. [12] Construite en 1542, à la demande du roi Jean III, elle était censée remplacer un pin qui y existait avec les mêmes fonctions, a l’endroit où se trouve aujourd'hui le Palais de Cristal. La tour qu’a perdu sa fonctionnalité peu après la construction de la Tour dos Clérigos a été fortement endommagée pendant le siège de Porto, vu que les libéraux y avaient installée une batterie. [13] En 1759 avec l’expulsion des Jésuites décrété par le Marquis de Pombal, le monastère passe aux mains des Augustins, que par ses habits semblaient des grillons, et l’église a pris le nom de église des Grilos (grillons). [14] Le nombre des Homens Bons (les bons hommes) que sont les Conseillers municipaux. [15] En 1784, le bâtiment de la Mairie, n’offrant plus des conditions, a été déplacé pour le Collège des Grilos et en 1818 pour la Maison Monteiro Pereira dans la place centrale. Le bâtiment orignal tombe en ruines et a été reconstruit, nom sans polémique par l’architecte Fernando Távora (1923-2005) en 2000/03. [16] Ainsi nommée parce qu’elle a été sur des champs fleuris et saint Catherine parce que c’était la sainte de la dévotion de l’évêque de Porto, a l’époque D. Pedro Costa, que figurait dans son blason, et parce que c’était la sainte de la dévotion des marins et des gens de la mer. [17] Teodoro de Sousa Maldonado a dessiné une image du fort pour la Description Topographique et Historique de la Ville de Porto du père Agostinho Rebello da Costa [18] Aujourd'hui le siège du Centre Portugais de la Photographie. [19] Démoli au XIXème siècle pour la construction de l’Académie, aujourd’hui le Rectorat de l’ Université de Porto. [20] Aménagé en 1865 par Émile David, deviendra le plus apprécie des Jardins Publiques des gens de Porto. A l’occasion de Porto 2001 - Capitale européenne de la Culture, il a subit une polémique intervention et est maintenant en train de se dégrader. [21] Les originaux sont dans la bibliothèque Laurentienne de Florence et ont été publiés (pas de couleur), le Centre d'études historiques de Madrid, avec le titre de voyage de Cosme de Médicis en España y Portugal (1668-1669). http://purl.pt/12926 BND [22] Emile Verhaeren (1855-1916) poème La Ville de Les campagnes hallucinées 1893 [23] Reinaldo dos Santos (1880-1970) Conferência na Exposição Como Alguns Artistas Viram o Porto 1951 CMP [24] A Porto les plus splendides retables sont curieusement dans les églises des ordres mendiants de Sainte Claire et Saint François. Celle-ci appelée l’église d’or. [25] La Quinta de S. Ovídio a été urbanisée à la fin du siècle XIX, a partir d’une rue (Álvares Cabral) ouverte à l’endroit de l’axe du jardin. [26] Le Palais du Freixo, a été réhabilité par F. Távora en 2003 et est aujourd’hui un Hôtel. [27] En raison « …de leurs mauvaises habitudes ( ...) et parce qu’ils étaient des éléments de perturbation et capables d’actes honteux… » [28] On commémore ce mois d’avril son 250ème anniversaire. [29] Après sa démolition on va y construire le Palais des Cardosas, aujourd’hui Hôtel International. [30] En 1818 la Mairie s’installe dans la Maison Monteiro Pereira et quelques années après occupe aussi la maison voisine Morais Alão. [31]"Poesias de Paulino Cabral de Vasconcellos, abbade de Jazente" Porto Na Officina de Antonio Alvarez Ribeiro Anno de 1786. Dos teus, ó Porto, antigos Orizontes
Apenas se descobrem os indícios;
Porque até dos penhascos nos resquícios
Se extendem ruas, se sustentaõ pontes.
Novos Caes, novas Praças, novas Fôntes,
Torres, Templos, Palácios, Frontespícios
Te daõ tanta extensaõ, que os precipícios
Já saõ Cidade, e deixaõ de ser môntes.
Cada vez cresces mais: Oh sempre claro
Te assista o Céo, e tenha decretada
Duraçaõ, que resista ao tempo aváro.
E serás imortal, se mensurada
A vires pelo nome do Precláro
Teu fundador segundo, o Illustre Almada.

[32] Première région vignoble démarquée. [33] Vu que c’est dans les bateaux rabelos que les tonneaux de vin sont apportés vers les magasins d’abord situés sur la rive droite mais après sur la rive gauche ou ils sont encore a nos jours. [34] Faut pas oublier qu’a ce moment la Lisbonne se récupérait du tremblement de terre que l’avait presque anéantie. [35] John Whitehead est aussi l’auteur de la British Factory. [36] La place de S. Roque a été démoli pour l’ouverture de la rue de Mouzinho da Silveira aux années 70 du dix neuvième siècle. [37] La rue de Almada tout droite se termine sur une grande place, l'ancien Campo Santo Ovídio, (aujourd’hui place de la République) où à été bâtie la Caserne Central (Quartel General) 1793, sous un plan du français Reynaldo Oudinot (1747-1807). Delà part la rue de Boavista que pointe la direction de la mer et qui sera ouverte tout au long du XIXe siècle jusqu'au Castelo do Queijo. [38] Il deviendra Palais Royal, et en 1940 le Musée National Soares dos Reis. [39] Dont la construction commencée en 1769, et dont on ne bâti que la moitié, se prolongera pour le dix neuvième siècle. [40]Ce théâtre, après avoir subi quelques modifications, a été détruit par un incendie le 11 Avril, 1908. En Mai 1910 le Conseil Municipal approuve le projet de l'architecte José Marques da Silva pour le nouveau Théâtre S.João, aujourd’hui Teatro Nacional de S. João. [41] Quelques années après on la nommera place 24 aout, la date de la révolution libérale, nom que maintient aujourd’hui. [42] Adrien Balbi (1782— 1848) “Essai statistique sur le royaume de Portugal et d'Algarve compare aux autres états de l’Europe, et suivi d’un coup d’œil sur l’état dés Sciences, dés Lettres et dés Beaux-arts parmi les portugais dés deux hémisphères” 2 Vol. Chez Rey et Gravier Paris, 1822 [43] “Lampes que sont signalisées avec des petits points noirs” [44] Aujourd’hui après l’accord Schengen, le bâtiment a été récupéré par Eduardo Souto de Moura, et on a installé le Musée des Transports et un Centre de Congrès [45] Aujourd’hui, comme le pont Eiffel hors d’usage et en train de se dégrader. [46] Le Palais de Cristal a été scandaleusement démoli en 1950, pour la construction du Pavillon des Sports (aujourd’hui Rosa Mota) à l’occasion du Championnat Mondial de Hockey sur roulettes en 1952 [47] L’ingénieur portugais Gustavo de Sousa (1818-1899) a accompagné les travaux de la construction. [48] La statue d’Henri le navigateur a été conçue par Tomás Costa, en 1894 pour les commémorations de la naissance du prince. Au fait elle a na été mise en place qu’en 1900. [49] La place s’appelait des Voluntários da Rainha (Volontaires de la Reine), et après Professeur Gomes Teixeira, son nom officiel. Mais du a la fontaine 1883/86 offerte par la française Compagnie des Eaux, et qui a quatre lions, quant on nome la place c’est toujours comme place des Lions (praça dos Leões). [50] La rue a été le théâtre d’une tentative échoué de révolution républicaine le 31 Janvier 1891, et a pris le nom de 31 de janvier. [51] Les intérêts installés depuis toujours dans les rives de Douro ont tout fait pour ne pas déplacer le port pour Leixões, et ont même payé des études pour créer un canal de liaison entre les deux ports. [52] La Gare a été projetée par les ingénieurs Anibas Ugart et João Evangelista de Abreu. [53] Aujourd’hui gare da Casa da Música , projet de Souto de Moura. La ligne a été étendue jusqu’au centre ville en 1930, et fut construite la gare de Trindade. En 2001dans cette ligne a commencé la circulation du Metro de Porto et la gare a été démolie et on a construite la nouvelle gare de Trindade sous un projet de E. Souto de Moura. [54] La Carte est présentée en 6 lithographies à l’échelle 1 :5000 et en 464 à l’échelle 1 :500., dont une version colorée. [55] L’ascenseur, après un accident a été désactivé jusqu'à 2001 ou on a fait une réplique selon un projet d’Adalberto Dias pour Porto 2001, Capitale Européenne de la Culture. [56] L'avenue Boavista, avec une extension de près de 6500 mètres dés la place de Regeneração (après1910 place de la République) jusqu’au Castelo do Queijo a été conçue par l'ingénieur Gustavo Sousa, au début de la seconde moitié du XIXe siècle.
























































































































































































































































































1 comentário:

  1. Simplesmente excelente, alias como é seu apanágio.

    Nuno Cruz
    (A Porta Nobre)

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